From:"felixem" [felixem@noDONTos.fr]
Newsgroups: fr.soc.homosexualite
Subject: Réunion FSH - Franco Anglaise: Conte (compte) rendu
Date: Tue, 19 Sep 2000 22:25:22 +0200

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Seldo's Text
         

  Alors, * le voilà*!

[Début de conte(compte) rendu]

Note préliminaire:

Ce compte-rendu du week-end fsh/uk.glb (un peu long,excusez-moi!) est basé sur mes impressions personnelles que j'ai voulu partager. Vous pouvez "zapper" sur les allusions personnelles sans chercher à les comprendre, car j'ai écrit initialement ce texte pour moi. Mais je n'ai pas voulu le "couper" pour le poster.

Je laisse la parole à d'autres si je n'ai pas mentionné des détails qui m'ont certainement échappé, car je ne peux présenter ici que mes impressions personnelles, certainement partiales et incomplètes.

Vendredi 15 septembre 2000:

Ca y est, le boulot est fini! Place au grand week-end fsh. Un petit passage à la maison pour se préparer et lire les dernières nouvelles du forum et c'est parti, direction le pub Edward's dans le quartier Pigalle, je me demande comment un pub aussi bien a pu échouer dans un quartier aussi étrange, mais c'est pas grave, c'est aussi cela la richesse de Paris...

Arrivée devant le pub, un coup d'oeil rapide ne me permet pas de voir de têtes connues, je suis peut-être encore arrivé à l'heure alors que les autres ont pris leur temps... Plongée dans la pénombre et soulagement! Ils sont venus, mais ils ne sont pas tous là! En attendant, une première pinte de bière après les présentations mutuelles et c'est parti pour tchatcher de tout, encore en français pour l'instant ;=)

Les honorables citoyens britanniques nous rejoignent peu après, et les conversations deviennent bilingues. J'essaie de suivre tant bien que mal, plûtot bien que mal d'ailleurs (soyons modeste!). La musique un peu trop forte limite ma compréhension parfois, mais ça va quand même. Matthew et Gavin parlent très bien le français, si bien qu'à un moment Seldo me demande si je parle anglais, pour éviter qu'il ne se sente un peu comme un alien. J'essaie de vaincre mon reste de timidité pour lui parler un peu en anglais...

Et ainsi vont les conversations, sautant à ma droite du coq à l'âne, du crapaud à l'informaticien, des chaussettes de l'archiduchesse (sont-elles bien sèches?) aux sea-shells (if she sells sea-shells...) en passant par le chasseur sachant chasser sans son chien et j'en oublie... J'écoute Matthew, Gavin, Seldo...,François, Mat... euh non! Vincent N, "with his stunning blue eyes" ...

Des conversations plus soutenues, mais aussi gaies, ont cours à ma gauche, avec Habib, Bernard, Jacques, Vincent (qu'est-ce qu'il ressemble à "Clark" des nouvelles aventures de "Lois et Clark"!), Steve (un peu fatigué ce soir-là...).

Vers neuf heures et demie, on réalise qu'il faut se diriger vers le Diable des Lombards, alors on sort, et merde! il pleut. On prend vite le métro direction... la bonne station. Après avoir montré patte blanche à l'entrée du restaurant et un embouteillage aux toilettes (en tout bien tout honneur!) on est enfin à la grande tablée où, ma foi, la chère était bonne et à laquelle, oubliant la petite épine qui venait (encore!) de se planter dans mon coeur, je fis honneur, tout en étant toute ouïe pour mes voisins de table, surtout "Clark" qui était très volubile...

Mais les meilleures choses ont une fin, et à la sortie du restaurant, on se retrouve à neuf ("Clark", moi, Matthew, Seldo, Gavin, François, Steve, Raph' et Vincent N.) à vouloir aller au bar voisin, j'ai nommé le Tropic. Le sémillant serveur nous fait de la place pour neuf et on se retrouve... à six, suite à quelques défections... Il n'est pourtant pas l'heure d'aller se coucher... Oh là là déjà c't'heure?! Pour moi c'est la n-ième bière de la soirée, mon paquet de cigarettes a passé l'arme à gauche et les brumes de la nuit montent sur mon coeur et sur mon âme...

En quittant le Tropic, on retrouve RaphaÎl, apparemment en vaine recherche de taxi, espèce en voie de disparition à cette heure avancée... Petite bise d'au-revoir à tout le monde, et je repars vers mon antre parisien pour recouvrer quelques forces en vue du lendemain...

Samedi 16 septembre 2000

On s'était dit "rendez-vous au Coeur Couronné" alors, vers midi trente, ayant émergé non sans peine des bras de Morphée qui ne voulait pas me lâcher, je fus sur les lieux, où je retrouvai les braves (j'ai nommé François, Steve, Matthew, Gavin... et Seldo!) Deux cafés et quelques propos plus tard, et après que nos amis brittanniques aient fait quelques emplettes vestimentaires, nous nous dirigeâmes vers Le Lina's Marais, pour caler nos estomacs qui commençaient à crier famine. Après s'être restauré, Matthew s'éclipsa pour aller chercher ceux de ses amis qui arrivaient seulement cette après-midi-là, et nous fûmes rejoints par "Clark", un de ses amis (Hugues) et Vincent N., qui s'étaient enfin réveillés. Eux aussi se mirent en quête qui d'un sandwich, qui d'un gâteau, ma foi fort appétissant!

Mais hélas! l'heure du départ de Vincent N. approchait, Je le vis s'éloigner à regret... Seldo voulant vaquer à des occupations personnelles nous quitta momentanément, ainsi que Steve et François qui n'étaient pas technophiles.

Que dire de la techno-parade? Avec Gavin, "Clark", et Hugues, on est remonté vers le Trocadero pour la voir passer, on l'a remonté en sens inverse pour voir tous les chars (sur l'un desquels j'ai cru voir Henri Ch., bien connu pour son divan en d'autres temps que les moins de vingt ans...). Ca vaut le détour par l'Ouest de Paris d'habitude si morne, mais, à moins que ce ne soit nous qui n'étions pas assez réceptifs, nous nous attendions à quelque chose de plus "pêchu", même si le char du Gibus a un peu remonté le niveau général à mon sens (J'en ai encore mal aux oreilles! ;=) ).

Le rendez-vous suivant se fixa au restaurant Les Sans-Culottes, où encore une fois mon envie de faire un régime se serait trouvée mise à mal si j'en avais eu une. Un restaurant un peu plus intime que le Diable des Lombards, mais on n'était que sept, dont deux français, "Clark" et moi. Je fis connaissance de Martin (belle voix grave), de Lawrence (surprenants longs cheveux) et je retrouvai Gavin, Matthew et Seldo "of course" (Seldo, don't forget your promise: the next time you comme to France, you must have learnt enough french to have a conversation with me, and it will be a pleasure for me).

Lorsque Grégoire et Olivier nous rejoignirent au dessert, Gregoire parla un peu avec les convives britanniques, puis me parla directement en anglais, ce qui ne manqua pas de m'interloquer quelque peu, jusqu'à ce que "Clark" lui dise "Euh! tu peux lui parler français" ou quelque chose d'approchant. La glace étant ainsi rompue, je découvris alors encore un autre fshéen très sympathique ;=)

La soirée se termina encore au Tropic, faute de place au Khéops. La petite épine se retourna plusieurs fois (aïe!) dans mon coeur. Une soirée encore très longue à finir, pour un peu on serait restés jusqu'à cinq heures du mat', mais on partit vers trois heures je crois, je ne sais plus vraiment... J'ai beaucoup apprécié l'histoire du radis racontée par Matthew et Grégoire, et je m'enhardis à mettre mon anglais d'étudiant à l'épreuve du feu de la conversation, sous l'oeil bienveillant de Matthew et Lawrence, avec Matthew qui me répondait en anglais à mes interventions en français ;=). A l'issue de cette deuxième mémorable soirée, nous nous dirigeâmes tous en choeur en direction de l'Est de Paris, où les britanniques avaient leur hôtel, Gregoire sa voiture et moi mon antre...

Dimanche 17 septembre 2000

C'est le matin, il fait beau ce dimanche et je me réveille à onze heures du matin, à cause d'un mal de tronche pas possible (on dirait des kangourous qui s'entraÓnent pour les JO de Sydney ;=))). Je me rappelle que "Clark" avait proposé une visite des Catacombes à 14H. Allez! à la niche les kangourous, v'là votre cachet! et je me dirige vaillamment vers ce lieu mythique. Là, j'y retrouve avec bonheur Grégoire (et un de ses amis qui faisait là une courte apparition), ainsi que Matthew, Lawrence, Martin et Seldo. Une visite somme toute pas si terrifiante que cela quand on est ainsi bien accompagné... J'essayai de traduire à Seldo quelques unes des inscriptions sur les murs, mais je ne sais s'il a tout compris ;=) Des photos, certainement insolites, furent prises, et à l'instant du flash, les crânes vides semblaient revivre un douzième de seconde... 1,7 km de galeries et 83 marches à monter plus tard, nous sortÓmes enfin!

Un petit brunch dans une plutôt bonne brasserie rue Daguerre nous fit à tous du bien, si bien qu'à un moment personne ne parlait, car c'était bien au goût de chacun. Aïe! encore la petite épine! et le retour des kangourous! Un bon café après, nous nous séparâmes, non sans être passés rue Froidevaux, près du cimetière de Montparnasse, ou l'inscription d'un caveau de famille ("Famille Bastard"), visible par dessus le mur, nous fit bien sourire (sauf le respect dû au repos des morts concernés) en raison du sens de ce nom en anglais.

Il restait encore la soirée, un repas était prévu au restaurant Eclache et Compagnie, où l'on devait être au moins quinze! Grégoire m'ayant déposé devant chez moi, le temps d'une douche, du cachet pour les kangourous et d'un post sur fsh, et c'est reparti! Le cadre du restaurant était charmant, et j'y retrouvai avec plaisir tous mes compagnons de ce week-end, ma petite épine (:'=)), ainsi que Lo' qui nous avait fait l'honneur de venir nous rejoindre. Le repas fut excellent, mais je dois avouer que sur la fin, ce que me fit remarquer Matthew, j'ai un peu décroché et je fus un peu silencieux. La reprise de l'entrainement des kangourous dans ma tête m'obligea à regret à décliner l'invitation qui me fut faite d'aller finir la nuit en club (le Queen) avec les autres. Pour cette nuit de dimanche à lundi, je passe la parole à d'autres s'ils sont inspirés...

Lundi 18 septembre 2000

07H30: Ouh! là! là! Déjà l'heure d'aller travailler! Que la vie est cruelle! (...) 18H00: Enfin le soir, je lis Anne Rice en anglais et je tombe sur ce paragraphe de son livre 'Memnoch The Devil', que je trouve magnifique et qui fera une très belle conclusion à mon récit:

Texte original:

"Well, then, in the Savage Garden, you shine beautifully, my Friend. You walk as if it is your garden to do with as you please. And in my wanderings, I always return to you. I always return to see the colors of the garden in your shadow, or reflected in your eyes, perhaps, or to hear of your latest follies and mad obsessions. Besides, we are brothers, are we not?"

Traduction française:

"Eh bien, dans le Jardin Sauvage, tu brilles de tous tes feux, mon Ami. tu vas et tu viens à ton gré en ce lieu. Et dans mes errances, je reviens toujours vers toi. J'y retourne toujours, pour admirer les couleurs du jardin à l'ombre de ta présence, ou celles que reflètent tes yeux, peut-être, ou bien pour entendre le récit de tes dernières folies ou de tes obsessions délirantes. De plus, nous sommes frères, n'est-ce pas?"

[FIN DE CONTE (COMPTE) RENDU]

PS: For the british participants: If you want a translation of this text, please email me! I will translate it as soon as possible! -- felixem (felixem@noDONTos.fr) "Pendant longtemps, j'ai écrit pour intéresser les gens, aujourd'hui j'écris pour les gens qui s'intéressent à moi." (C.Donner)

 

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